Couronne de la Reine (2026) photographie, 120 cm, impression UV sur bâche, découpe manuelle. Vue de l’expositionProche d’un éclat, mai 2026, Manoir de Soisay.
Un nid en forme de couronne focalise le regarde sur un tourbillon végétal. L’image dentelée et suspendue révèle une araignée et sa délicate toile, veillant sur la pinède.
Cercles électriques 1,2,3,4,5 (2025-23) sculptures, dimensions variables, aiguilles de pins, cerclage laiton. Vue de l’expositionduo avec Eugénie Touzé, septembre 2025, Manoir de Soisay.
Des aiguilles de pins sont enserrées d’un lien métallique. La densité électrique d’une foule transparait. Ces ensembles témoignent des variations géographiques et de la fragilité des forêts.
Monde fissuré (2026) photographie, 120 cm, impression UV sur bâche, carton ondulé. Vue de l’expositionProche d’un éclat, mai 2026, Manoir de Soisay.
Un poteau figé dans le sel, une plume échoué, des doigts de pieds écartelés : l’image se fissure en un paysage morcelé. La photographie évoque la fracture qui existe dans la relation de l’homme à son environnement.
Ombres (2026) sculptures, 40×30 cm, céramique, grès et jus d’oxyde. Vue de l’expositionProche d’un éclat, mai 2026, Manoir de Soisay.
Les « Ombres » sont comme des vestiges de corps pétrifiés. Elles évoquent des phénomènes physiques et météorologique. Les formes semblent érodées et adoucies par le temps.
Silence racine (2024) sculpture, dimension variable, 11 mètres, tiges et fibres de palmier dattier. Vue de l’exposition Entrelacs, septembre 2024, Hangar de la Mouture, Salin des Pesquiers, Hyères.
Une nervure géante et sensible fait exister un vide presque méditatif. Battant l’air sur sa hauteur, elle touche le sol en s’enroulant et trouve refuge à la racine.
La part de l’autre (2026) série de 14 photographies, 20×30 cm, impression pigmentaire sur Hahnemühle Hemp Natural Line 290g, découpe manuelle, cadre chêne, verre optique. Photographies / Résidence au Salin des Pesquiers.
Deux photographies sont liées par une partie découpée dans l’une qui vient s’insérer dans l’autre. Comme une marqueterie de papier, cette tentative de reconnecter des fragments se rapproche de la sculpture.
Brise-bordure (2024) sculpture, 50x40x20 cm, robinier faux-acacia, fil polyester. Produite dans le cadre de la résidence Fertile au Domaine de Toury-sur-Jour, (Nièvre) Vue de l’exposition Border le Jour, juin 2024, Galerie Porte B, Paris, commissariat Laure Boucomont.
Une structure articulée de pointes, prend la forme d’un nid. Les épines de bois dur se joignent et jouent leur rôle dissuasif. Cette sculpture réinterprète le langage des haies et séparations paysagères auquel l’acacia fait couramment l’objet.
« La collecte de matériaux glanés sur l’exploitation sert de fil conducteur aux recherches de Tamara Morisset. Branches épineuses d’acacia, laine de mouton, écorces de bouleaux, citronnelle séchée sont observées et manipulées avec soin. Leurs formes et matières guide l’expérimentation. Ciseler, creuser, nouer, carder, nouer, coudre, sont autant de gestes qui permettent à Tamara Morisset d’explorer le potentiel inattendu de la matière, d’inventer des formes hybrides, vivantes qui se jouent des oppositions comme autant de façons de comprendre et révéler la diversité d’un territoire. »
Purge blanche, 2024, sculpture, 300×300 cm, (11mètres déroulée) écorce de bouleau, laine de mouton. Produite dans le cadre de la résidence Fertile au Domaine de Toury-sur-Jour, (Nièvre) Vues de l’exposition, Gémellités, 2024, installation dans une cuve à vin du Caveau du domaine de Malaïgue, Blauzac.
Des fragments d’arbres sortis de l’hiver sont traversés d’une matière blanche, douce et fumante. Cette sculpture rend hommage au bouleau et à ses vertus symboliques de purification.
Caverneuse (2025) sculpture, 58 x 25 cm, céramique, grès blanc, jus d’oxydes.
Crânes, carapaces, coquilles reposent les unes sur les autres dans l’âtre d’une cheminée. Les teintes d’oxydes sont altérées à la manière d’un paysage poli par le temps.
Digue, digue (2025) photographie, 220 cm, impression UV sur bâche.
Trois râles, 2024 sculpture, 230 x 80 cm, Palmes et fibres de palmier dattier.Vue de l’exposition, en duo avec Eugénie Touzé, septembre 2025, Manoir de Soisay.
Trois palmes squelettiques caressent le sol avec nonchalance, dessinant la grâce du dernier souffle.
Macère (2024) photographie, 120 cm, impression UV sur bâche, fil de lin. Vue de l’expositionBorder le Jour, juin 2024, Galerie Porte B, Paris, commissariat Laure Boucomont.
Arachné (2025) sculpture, 80 cm, grandes prêles, fil de cuivre. Matières extraites in situ / Manoir de Soisay.
Un cocon suspendu, révèle une charpente de prêle à la solidité cristalline. Ces tiges en réseau rejouent l’araignée qui danse pour créer sa toile. La sculpture est inspirée du mythe d’Arachné, qui prise au piège par les dieux se voit transformée en araignée et continue de tisser modestement son travail de titan.
Veille (2024) photographie, 70 cm, impression UV sur bâche, tiges de fer. Vue de l’expositionBorder le Jour, juin 2024, Galerie Porte B, Paris, commissariat Laure Boucomont.
Pelure fêlée (2024) sculpture, 170 x 50cm, écorce du robinier faux-acacia, broche de laiton, citronnelle séchée, tressée. Vue de l’expositionBorder le Jour, aux côtés de deux photographies de Eugénie Touzé, juin 2024, Galerie Porte B, Paris, commissariat Laure Boucomont.
Sculpture produite dans le cadre de la résidence Fertile au Domaine de Toury-sur-Jour, (Nièvre), février-mars 2024.
Deux grandes écorces d’acacia sont reliées par des broches de laiton en armure. Ce corps de bois suspendu, abrite un nid, tressée de citronnelle odorante et acide qui compromet le refuge de l’oiseau. La paille asphyxiante devient le cœur de la bête, mi animale mi végétale.
Paupières de génisses (2024) sculptures, 10 cm, cheveux de vaches charolaises, fil de laiton. Vue de l’exposition Border le Jour, commissariat Laure Boucomont, Galerie Porte B, Paris.
Sculptures produites à partir de matières collectées dans le cadre de la résidence Fertile, au domaine de Toury-sur-Joury, Nièvre.
Les évadés ou Le rappel des oiseaux (2025) sculpture, 204 cm, fil de fer, plumes, buse, faucon crécerelle, chouette effraie, pie, pigeons, perdrix, geais des chênes, merle noir. Matières extraites in situ / Manoir de Soisay.
Une colonne vertébrale s’élève vers le ciel. De petites fenêtres métalliques emportent à chaque étage des doubles plumes d’oiseaux. La gauche et la droite s’accordent pour tenir en équilibre.
Vue de l’expositionGemellités juillet 2024, Caveau du Domaine de Malaïgue, Blauzac.
Visions prolongées (2024) photographies, 40 cm, im- pression UV sur bâche, structure en laiton. Vue de l’expositionBorder le jour, juin 2024, Galerie Porte B, Paris, commissariat Laure Boucomont.
Deux trous d’évacuation, forment des loupes à travers l’obscurité. Une observation, immergée à demi, mène du flou à l’inaccessible. Ces deux visions prolongées, interrogent sur ces bordures de paysage, sur la circulation de l’eau, la gestion des ressources, et de la place des souterrains comme des zones de troubles.
Capturer l’envol ou Piège (2025) sculpture, 110 x 130 cm, jonc, plumes de duvet de canard colvert, pigeon ramier. Matières extraites in situ / Manoir de Soisay.
Un filet de camouflage est tissé de jonc. Au milieu des canards, l’herbe de la mare passe du piège au nid. Certaines plumes se prennent malgré tout dans ses mailles : paradoxe de l’observation naturaliste.
Nage et perce (2024) photographie, 120 cm, impression UV sur bâche, fil polyester, barre de fer. Vue de l’expositionBorder le Jour, juin 2024, Galerie Porte B, Paris, commissariat Laure Boucomont.
Tenir le courant (2023) sculpture, 600 x 80 cm, carton gris, schiste, châtaignier. Vue de l’expositionen duo avec Eugénie Touzé, septembre 2025, Manoir de Soisay.
Tenues en équilibre par de fines branchettes, cinq feuilles minérales s’élèvent. Cette succession de surfaces lunaires aborde la disparition de la matière, l’action du temps qui dépose les débris schisteux au fond de la rivière. L’installation évoque les sensations d’épuisement et de fragilité du corps qui fait face à l’expérience physique du paysage.
Vue de l’expositionSouffle d’épine, mai 2023, Ancienne église Notre Dame de Molezon.
Tenir le courant (2023) sculpture, 600 x 80 cm, carton gris, schiste, châtaignier.
Souffle d’épine (2023) photographie, 60 cm, tirage lambda sur papier RC mat, contrecollé sur dibond.
Une ronce sillonne la route, ouvrant l’espace vers de nouveaux horizons.
Refuge (2023) sculpture, 110 x 60 x 90 cm, ronce, schiste. Vue de l’expositionSouffle d’épine, mai 2023, Ancienne église Notre Dame de Molezon.
La ronce marque l’orée de la forêt. Elle constitue un vivier pour la biodiversité. Dans la sculpture Refuge, l’entremêlement des lianes renvoie aux espaces insaisissables que la ronce crée dans son milieu naturel. Les blocs de schiste, prisonniers de cet abri, évoquent les relations intimes entre végétaux et minéraux.
Couronne (2022) sculpture aiguilles de pins maritimes (Landes de Gascogne) 28 cm
Mèche (2023) sculpture épillets de graminé, perles métalliques 20 cm
Coudre un grenier (2023) sculpture / installation insitu, 7×2 mètres, paille, fil à coudre. Vue de l’exposition Lueur rousse, 2023, Collias.
Coudre un grenier est une installation insitu pensée pour l’espace d’exposition. La sculpture de paille frêlement assemblée vient s’ajuster à l’architecture de cet ancien corps de ferme. La matière est mise à plat, verticale, de manière à observer la facture de chacun de ses brins. Ces fragments de paille rapiécés sont comme un vêtement qui illumine la voûte tout en rendant hommage aux usages passés des lieux.
Des brins (2024) 13×17 cm, 16 pages, édition d’artiste, impression risographie sur Munken, édité par Plein air éditions 100 exemplaires.
« Il fait sec, brun, le paysage craque et gratte. Des images se nouent, des brins se tissent, des mots se mêlent. Tamara Morisset nous guide au cœur des garrigues du Gard. Un paysage qu’elle connaît intimement dans lequel elle habite aujourd’hui. » Plein air éditions
Serrer la griffe (2023) sculpture, 180 x 30 cm, laurier noble, cuir. Vue de l’expositionSouffle d’épine, mai 2023, Ancienne église Notre Dame de Molezon.
La puissance du laurier est contenue dans la sculpture par un ficelage de cuir. Peaux végétales et animales fusionnent sous la forme d’une griffe. Plante flamboyante et victorieuse, elle fait jaillir son abondance de ce corps comprimé.
Pic Perché (2023) 4 sculptures, 120 x 40 cm chacune, fragon, bogue de châtaigne, fil à coudre. Vue de l’expositionSouffle d’épine, mai 2023, Ancienne église Notre Dame de Molezon.
Sculptures produites à partir de matières collectées dans le cadre de la résidence à l’église Notre Dame de Molezon, Lozère.
Bruissant à l’horizon (2023) sculpture, 18 mètres, olivier . Vue de l’exposition A wall of sugar, janvier 2023, Tour Orion, Montreuil, commissariat Collectif Nest.
Bruissant à l’horizon est une sculpture en rameaux d’olivier issus de la taille hivernale, elle rend hommage aux champs d’oliviers qui, traversés par le mistral, se mettent en mouvement et forment une longue chaîne vivante. Vecteur de lien, la chaîne est un motif ambivalent qui nous rappelle toutes les formes de dépendance et d’attachement entre les êtres.
Bruissant à l’horizon (2023) détail, olivier.
Photographie préalable à la sculpture : Bruissant à l’horizon – Sanilhac-Sagriès, Décembre 2022.