Spigaou

Vue de l’exposition SPIGAOU, 2021, Beaux Arts de Paris.

Spigaou « voyageur » en provençal ; épillets de graminées qui poussent au bords des champs. Pointus et volatils, ils s’accrochent partout. Dans l’exposition, des photographies au cœur de la ruralité effleure les perceptions visuelles et tactiles. Des sculptures sont habitées de tressages qui sèment leur graines dans les interstices. Discrètes et affranchies, ces pointes focalisent une attention du moindre détail. L’exposition est pensée par des phénomènes de boucles, reliant les sculptures aux photographies.

Couvertures, 2021, 1/4 photographies, 115×115 cm chacune, tirage chromogène kodak mat contrecollé sur dibond.

Depuis le toit d’une tour, le point de vue sur le village est séparé en deux. Jouant sur l’ouverture et la fermeture des perspectives, le paysage change d’une image à l’autre. Ces photographies rendent hommages aux appareils stéréoscopiques.

Pointe, 2020, photographie, 90×60 cm, tirage pigmentaire mat contrecollé sur dibond.

Les bruits de craquements sont ceux d’un corps qui s’enfonce dans la paille, convoquant l’espace du toucher, imprenable et aveugle. A l’intersection du talon, deux tiges appuient le regard sur cette zone sensible, ambivalence de force et fragilité. 

Champs, 2021, Sculpture, carton ondulé peint, orge des rats tressé, détail.

Jusqu’à, 2021, céramique, grès noir, crin de palmier torsadé, 40×400 cm.

Trou d’homme, 2021, photographie, 40×60 cm, tirage pigmentaire mat, contrecollé sur dibond.

Pelotes, 2022, céramique, grès noir et blanc émaillés, élastiques, carton, bois 200×150 cm. Vue de l’exposition L’Appel, 2022, Palais des Beaux Arts de Paris, commissariat Eugénie Touzé.

Pelotes, est une sculpture inspirée du rituel du Maraké en Guyane. Les personnes se font piquer par des fourmis, absorbant un venin qui produit un état de transe et de métamorphose du corps. Ces pelotes de fourmis matérialisent la force vitale et l’énergie guerrière du groupe.

Pelotes, 2022, détail.

Lézarde (2021) photographie,100×70 cm, tirage lambda sur papier RC satiné, contrecollé sur dibond.

Deux enveloppes de corps vides se lézardent avant de réintégrer le sol ; l’occasion de songer à la fragilité de l’existence et du passage sur terre. Pour matérialiser la brûlure du soleil, certaines parties de l’image sont altérées par une disparition de la matière photographique. L’apparition progressive du blanc du papier résulte d’un mélange de procédés de tirages argentiques et numériques.

Solstice, 2021, photographie, 90×90 cm, tirage argentique sur papier baryté satiné contrecollé sur dibond.

Une matière déroule son flou interminable. L’infiniment grand et le vide. Une petite grille d’évacuation attire l’œil et ramène cette vision lunaire dans le réel : un carton planté dans le sol.

Enjamber (2021) photographie, 70×46 cm, tirage pigmentaire mat, contrecollé sur dibond.

« Dans la photographie Enjamber, on plonge dans la sensualité d’un arbre dont on a l’impression qu’il offre un autoportrait de ses jambes potelées, surmontées d’un buisson presque pubien. » C. Cosson 

Taiga, 2020, photographie, 150×100 cm, tirage pigmentaire mat contrecollé sur dibond. Vue de l’exposition SPIGAOU, 2021, Beaux Arts de Paris.

Animal en boule, ramassé au sol, dans son poil de feu. 

De gauche à droite : Rampante, 2020, photographie. Niche, 2021, sculpture. Tuteur, 2021, sculpture. Enjamber, 2021, photographie. Queue de cheval, 2021, sculpture. Taiga, 2020, photographie. Vue de l’exposition SPIGAOU, 2021, Beaux Arts de Paris.

Queue de cheval, 2021, carton ondulé, orge des rats, 180x40cm, détail.

Tuteur, 2021, carton ondulé peint, avoine sauvage, 160×80 cm, détail.

Rampante, 2021, photographie, 165×108 cm, tirage pigmentaire mat contrecollé sur dibond.

Niche, 2021, céramique, arbouses séchées, 30×30 cm.

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